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Le PMOS et les GLP-1s

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Nous organisons un live Instragram LeCafédAbord avec la chercheuse Donna Vine, experte en SMOP sur notre page anglophone @ScienceUpFirst, le 21 octobre prochain! Pose tes questions sur le SMOP dans les commentaires et nous essaierons d’y répondre pendant l’événement!

Cette publication est une collaboration avec @PWHRCanada

Informations supplémentaires

C’est quoi des follicules et quel rôle jouent-ils dans le cas du SMOP [10]?

Un follicule est une petite poche située dans les ovaires qui contient un ovule. Ils se développent continuellement, mais la plupart cessent de croître avant d’atteindre leur pleine maturité.

Normalement, chaque mois, un follicule, parmi tous les follicules en développement, devient le « follicule dominant ». Il continue à mûrir jusqu’à ce qu’il se rompt et libère l’ovule qu’il contient. C’est ce qu’on appelle l’ovulation.

Chez les personnes atteintes de SMOP, un excès d’androgènes peut perturber le développement normal des follicules. Les androgènes participent normalement à leur croissance, mais lorsqu’ils sont présents en trop grande quantité (comme chez les personnes atteintes de SMOP), un nombre anormalement élevé de follicules commence à se développer.

Des taux d’androgènes plus élevés peuvent également perturber les signaux entre le cerveau et les ovaires, entraînant une augmentation de l’hormone lutéinisante (LH). Cette hormone contribue à la maturation des follicules et déclenche l’ovulation. Lorsque son taux reste élevé, les signaux hormonaux qui régulent l’ovulation sont perturbés. Il devient alors plus difficile pour un follicule d’atteindre sa pleine maturité et de libérer un ovule. L’ovulation peut donc ne pas avoir lieu.

Résultat : de nombreux petits follicules sont présents simultanément dans les ovaires. Ils peuvent se regrouper près de la surface de l’ovaire, donnant une apparence semblable à un « collier de perles ».

Quelles sont les causes du SMOP?

Les chercheur·euse·s ne savent pas encore exactement ce qui provoque le SMOP, mais il pourrait être lié à la génétique, à l’épigénétique (la façon dont les comportements et l’environnement influencent l’activité des gènes) ou à la résistance à l’insuline [3].

Les agonistes des récepteurs du GLP-1 peuvent-ils soulager mes symptômes si je ne présente pas de résistance à l’insuline?

Jusqu’à présent, les recherches sur le SMOP et ces médicaments ont surtout porté sur des personnes ayant un poids plus élevé ou des problèmes métaboliques. On ne sait donc pas encore s’ils peuvent être bénéfiques pour les personnes qui n’ont pas de résistance à l’insuline.

Si tu as des difficultés à contrôler ton poids, un agoniste des récepteurs du GLP-1 peut s’avérer utile. Ces médicaments ralentissent la vidange de l’estomac et te permettent de te sentir rassasié·e plus longtemps [3]. Si tu n’as pas de difficultés à contrôler ton poids, ces médicaments pourraient ne pas te convenir, puisqu’ils pourraient entraîner une perte de poids excessive. C’est pourquoi il est toujours important de discuter avec son ou sa professionnel·le de santé des médicaments qui te conviendraient le mieux.

Est-ce sécuritaire d’utiliser des agonistes des récepteurs du GLP-1 pendant la grossesse?

Des études chez les animaux ont révélé des risques possibles, notamment un retard de croissance du fœtus et des changements dans le développement des os [11]. Les études chez l’humain sont toutefois limitées, et les risques restent incertains et ne permettent pas de se prononcer avec certitude.
C’est pourquoi les agonistes des récepteurs du GLP-1 ne sont actuellement pas autorisés pendant la grossesse. Tu devrais utiliser une méthode de contraception fiable pendant le traitement et cesser de prendre le médicament de 1 à 2 mois avant une grossesse planifiée, selon le médicament utilisé [12].
Si tu prends un agoniste des récepteurs du GLP-1 et que tu apprends que tu es enceinte, cela ne signifie pas que tu as fait du mal à ton bébé. Communique avec ton ou ta professionnel·le de la santé pour discuter des prochaines étapes.

Que se passe-t-il si on combine un agoniste des récepteurs du GLP-1 et la metformine?

Certaines études suggèrent qu’utiliser les deux médications en même temps pourrait offrir plus d’avantages que la metformine seule, notamment en ce qui concerne le poids, la sensibilité à l’insuline, la régularité des menstruations, la réduction du taux de testostérone et les chances de grossesse spontanée [7,8].

Les agonistes des récepteurs du GLP-1 peuvent avoir des effets secondaires graves

Parmi les autres effets indésirables possibles, on compte l’inflammation du pancréas (pancréatite), les étourdissements, les troubles de la vision, une baisse de la pression artérielle et des interactions avec d’autres médicaments [9].

Sources
  1. Syndrome des ovaires polykystiques | Organisation mondiale de la Santé | Janvier 2026
  2. Polycystic Ovary Syndrome and Gender Identity | Yale Journal of Biology and Medicine | September 2020
  3. Polycystic ovary syndrome | Nature Reviews Disease Primers | April 2024
  4. How glucagon-like peptide 1 receptor agonists work | Endocrine Connections | June 2021
  5. Effects of GLP1RAs on pregnancy rate and menstrual cyclicity in women with polycystic ovary syndrome: a meta-analysis and systematic review | BMC Endocrine Disorders | November 2023
  6. GLP-1 receptor agonists versus metformin in PCOS: a systematic review and meta-analysis | Reproductive BioMedicine Online | August 2019
  7. Comparison of GLP-1 Receptor Agonists Combined with Metformin Versus Metformin Alone in the Management of PCOS: A Comprehensive Meta-Analysis | Reproductive Sciences | January 2025
  8. Effects of combined metformin and semaglutide therapy on body weight, metabolic parameters, and reproductive outcomes in overweight/obese women with polycystic ovary syndrome: a prospective, randomized, controlled, open-label clinical trial | Reproductive Biology and Endocrinology | July 2025
  9. Side effects of GLP-1 receptor agonists | The BMJ | August 2025
  10. Scientific Statement on the Diagnostic Criteria, Epidemiology, Pathophysiology, and Molecular Genetics of Polycystic Ovary Syndrome | Endocrine Reviews | October 2015
  11. Effects of GLP-1 agonists and SGLT2 inhibitors during pregnancy and lactation on offspring outcomes: a systematic review of the evidence | Frontiers in Endocrinology | October 2023
  12. Glucagon-like peptide-1 receptor agonists during pregnancy and lactation | CMAJ | December 2024
  13. De SOPK à SMOP | LaSciencedAbord | May 2026
  14. Nutrition Care and Dietetic Practice in Managing Metabolic and Endocrine Dysfunction in Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome (PMOS): Implications and Opportunities in the Context of the Name Change of Polycystic Ovarian Syndrome to PMOS | Advances in Nutrition | October 2026

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