





Les pilules abortives sont-elles sécuritaire ?
Oui. Des décennies de recherche montrent que l’avortement médicamenteux avec la mifépristone + le misoprostol est sûr, avec des complications graves chez moins de 0,4 % des patient·es.
Alors pourquoi certaines personnes remettent-elles cela en question? Parce que des rapports biaisés sont utilisés pour diffuser des informations trompeuses.
Cette publication a été réalisée en collaboration avec @pwhrcanada.
Ressources supplémentaires
Tu veux en savoir plus? Voici des réponses aux questions fréquentes.
Qui peut avoir accès à un avortement médicamenteux au Canada?
Les avortements médicamenteux sont gratuits pour les personnes qui résident au Canada et qui sont couvertes par une assurance maladie provinciale ou territoriale, par le programme des services de santé non assurés pour les Premières Nations et les Inuit, ou par le Programme fédéral de santé intérimaire offert par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (2).
Le moment où tu peux avoir un avortement médicamenteux dépend de l’endroit où tu vis. Au Canada, l’avortement médicamenteux est offert pendant les 7 à 12 premières semaines de grossesse, selon la province ou le territoire (3).
| Provinces et territoires | Un avortement médicamenteux peut être effectué avant |
| Alberta | 10 semaines |
| Colombie-Britannique | 10 semaines |
| Manitoba | 10 semaines |
| Nouveau-Brunswick | 9 semaines |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 9 semaines |
| Territoires du Nord-Ouest | 11 semaines |
| Nouvelle-Écosse | 7 semaines |
| Nunavut (Programme NOW) | 11 semaines |
| Ontario | 9-11 semaines selon la clinique |
| Île-du-Prince-Édouard | 10 semaines |
| Québec | 12 semaines |
| Saskatchewan | 9 semaines |
| Yukon | 9 semaines |
Y a-t-il d’autres préoccupations concernant le rapport qui affirme que l’avortement médicamenteux est dangereux?
Ce rapport est auto-publié. Cela peut poser problème, car il arrive que des rapports soient produits pour appuyer la position politique et les objectifs de plaidoyer d’une organisation, comme c’est le cas ici.
Comme nous l’expliquons dans notre publication, ce rapport n’a pas été évalué par les pairs. L’organisation affirme que le rapport a été rédigé par une équipe de scientifiques spécialistes en données, d’analystes, d’ingénieur·e·s et d’obstétricien·ne·s-gynécologues certifié·e·s ayant de l’expérience en recherche universitaire et en publications évaluées par les pairs. Toutefois, leurs noms ne sont pas indiqués.
Dans les articles scientifiques, on s’attend à ce que les auteur·rice·s soient nommé·e·s. Cela permet aux lecteur·rice·s d’évaluer leur crédibilité selon leur formation, leur domaine d’expertise, leurs publications antérieures et leurs conflits d’intérêts.
Notre publication explique aussi que le rapport a surestimé le nombre de complications graves. Par exemple, les auteur·rice·s ont considéré la grossesse ectopique (lorsqu’un ovule fécondé s’implante à l’extérieur de l’utérus) comme une complication grave de la médications. Pourtant, la grossesse ectopique survient avant la prise de mifépristone et ne peut pas être causée par ce médicament (13).
Les auteur·rice·s du rapport ont aussi compté les visites à l’urgence comme des complications graves. Bien qu’elles puissent signaler un problème sérieux, cela ne signifie pas toujours qu’un tel problème s’est produit. Le rapport indique aussi que d’avoir besoin d’un autre avortement constitue une complication grave. Pourtant, les recherches montrent que 2 à 5 % des personnes ayant un avortement médicamenteux doivent ensuite avoir un avortement chirurgical (une procédure simple utilisée pour retirer les tissus de grossesse restés dans l’utérus) (14,15). Ce suivi de soins est attendu et approprié et ne constitue pas une complication grave.
Il existe aussi d’autres problèmes dans la manière dont l’étude a été menée. Cela concerne notamment les personnes incluses dans l’étude et le manque de transparence dans la définition des conséquences graves.
Certaines personnes pourraient ne pas avoir utilisé le médicament correctement
Le rapport inclut des personnes à qui on avait prescrit de la mifépristone, mais les chercheur·euse·s n’ont pas confirmé si elles avaient réellement pris le médicament. Le rapport incluait aussi des personnes qui n’avaient pas pris de misoprostol après avoir pris la mifépristone.
Les avortements médicamenteux fonctionnent le mieux lorsque la mifépristone est prise en premier, puis que le misoprostol est pris 24 à 48 heures plus tard. C’est de cette façon que ces médicaments sont utilisés dans les études qui montrent qu’ils sont sûrs et efficaces. Inclure des personnes qui n’ont pas suivi ce processus pourrait expliquer pourquoi l’étude a trouvé davantage de conséquences graves.
La définition des conséquences graves était floue
Les chercheur·euse·s avaient quelques définitions claires de ce qu’ils ou elles considéraient comme des conséquences graves. Cependant, l’une de ces définitions était un « petit nombre de [symptômes] » choisi par leur équipe de médecins. Ces symptômes ne sont pas expliqués. Cela rend difficile de savoir si ces symptômes seraient considérés comme graves par l’ensemble du corps médical.
Pour plus d’information pour t’aider à décider si tu veux avoir un avortement, savoir à quoi t’attendre et trouver d’autres ressources : Avortement – Sex & U
- FAQ: The Abortion Pill Mifegymiso | Action Canada for Sexual Health and Rights
- L’avortement au Canada | Gouvernement du Canada
- Liste des cliniques d’avortement au Canada | La Coalition pour le droit à l’avortement au Canada | Mise à jour le 7 mars 2026
- First-trimester medical abortion with mifepristone 200 mg and misoprostol: a systematic review | Contraception | January 2013
- The Abortion Pill Harms Women: Insurance Data Reveals One in Ten Patients Experiences a Serious Adverse Event | Ethics & Public Policy Center | April 2025
- Abortion-related emergency department visits in the United States: An analysis of a national emergency department sample – PubMed | BMC Med | June 2018
- Abortion Safety and Use with Normally Prescribed Mifepristone in Canada | New England Journal of Medicine | December 2021
- Home use of mifepristone for medical abortion: a systematic review | BMJ Sexual & Reproductive Health | October 2024
- Medical termination for pregnancy in early first trimester (≤ 63 days) using combination of mifepristone and misoprostol or misoprostol alone: a systematic review | BMC Women’s Health | July 2020
- Combination of Mifepristone and Misoprostol for First-Trimester Medical Abortion: A Comprehensive Review of the Literature | Obstetrical & Gynecological Survey | January 2024
- Mifepristone Approved List | Gynuity Health Project | 2024
- Electronic Essential Medicines List | World Health Organization
- Ectopic Pregnancy | HealthLink BC
- Obstetrics & Gynecology | American College of Obstetricians and Gynecologists | 2020
- Medical Abortion – Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada | Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada | 2017
- Effectiveness, safety and acceptability of no‐test medical abortion (termination of pregnancy) provided via telemedicine: a national cohort study | BJOG: An International Journal of Obstetrics & Gynaecology | March 2021
- Effectiveness and safety of telehealth medication abortion in the USA | Nature Medicine | February 2024
- Safety and effectiveness of self-managed medication abortion provided using online telemedicine in the United States: A population based study | The Lancet Regional Health | June 2022
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