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Catégorie : L'ABC de la désinformation

  • COVID-19 autorisation des vaccins pédiatriques, autorité de la FDA et perception erronée des risques par les individus

    Les commentaires du public en réponse à la réunion des groupes consultatifs sur les vaccins avec la Food and Drug Administration des États-Unis concernant l’autorisation d’utilisation d’urgence du vaccin contre la COVID-19 chez les enfants (5-11 ans) ont montré une opposition écrasante à cette autorisation et des perceptions erronées des risques liés aux vaccins. (19 avril 2024)

  • Quelle est la polarisation des citoyens ? Mesurer l’idéologie à partir de la base

    Une polarisation accrue des citoyen·ne·s est observée dans dix-sept pays d’Europe et d’Amérique du Nord, les positions centristes se déplaçant vers les extrêmes des deux côtés de l’échiquier politique. C’est aux États-Unis que ce phénomène est le plus prononcé. (21 février 2024)

  • La dose fait le poison

    Le monde n’est pas tout noir ou tout blanc – et les substances ne sont pas entièrement toxiques ou sûres (1). Même l’eau peut être létale si tu en ingères trop, trop rapidement. C’est la dose qui fait le poison – ou le médicament – et non la substance chimique elle-même (1-3).

    Pour déterminer la toxicité d’une substance, les scientifiques mesurent l’effet de différentes doses sur un organisme – généralement des souris ou des rats. La dose à laquelle 50% des sujets testés meurent est utilisée pour estimer la dose létale humaine 50 ou DL50, qui est généralement exprimée en mg de substance par kg de poids corporel (mg/kg). Plus la DL50 est petite, plus le produit chimique est toxique. Dans la plupart des cas, les effets nocifs apparaissent avant que la DL50 ne soit atteinte. La DL50 peut varier en fonction de la durée de l’exposition à la substance chimique ou selon qu’elle est prise par la bouche, appliquée sur la peau ou injectée dans le sang (1,2,4-6).

    Mais une substance peut aussi être bénéfique lorsqu’elle est administrée à la bonne dose. Par ex. l’acétaminophène, un médicament très utilisé pour réduire la douleur et la fièvre, a un effet thérapeutique dans le cas d’un dosage de 325 à 1 000 mg par dose, pour un maximum de 4 000 mg par jour. Mais une consommation supérieure à la dose recommandée peut entraîner des lésions hépatiques, voire la mort. Cela montre qu’une même substance peut être un médicament efficace (dans une fourchette de dosage spécifique) ou bien un poison nocif (en dehors de cette fourchette) (7-10).

    Et ce n’est pas parce qu’une substance est classée comme cancérigène que le fait d’y être exposé·e provoque automatiquement un cancer (11). Il faut considérer la dose, la manière dont on y est exposé·e et la durée de l’exposition (4).

    Ressources: https://tinyurl.com/SUFDoseMakePoison

    *Les chiffres présentés sont calculés selon la DL50 pour un adulte moyen de 75 kg, 45mL d’alcool à 40%, 240 ml de café par tasse, 8oz de jus d’orange par verre et 100 g de tablettes de chocolat extra noir (70-85% de cacao) (1,2,12,13).

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  • L’indice de masse corporelle (IMC) n’est pas une mesure efficace de la santé.

    Alors que les JO 2024 viennent de s’achever, on a entendu beaucoup d’opinions sur ce à quoi devrait ressembler un corps athlétique. Il n’y a pas de réponse unique – et non, l’IMC d’une personne n’indique pas si elle est en bonne santé ou athlétique.

    Ressources: https://tinyurl.com/SUFWeightStigma

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  • Tactique de désinformation: Provoquer des émotions

    Savais-tu que la désinformation sur internet et les publications sur les réseaux sociaux jouent souvent sur tes émotions pour devenir virales ? Et c’est particulièrement la colère qui est utilisée pour diffuser les fausses informations (1-3).

    Par exemple, il a été démontré que:
    • Un tweet qui suscite la colère plutôt que la joie tend à être davantage retweeté (3).
    • Être en colère nous rend plus vulnérable à la désinformation (4).
    • Les personnes en colère sont plus enclines à considérer des fausses informations comme “crédibles scientifiquement” (5).
    Les fortes émotions négatives ont tendance à nous rendre plus sensibles aux informations qui confirment nos points de vue. C’est ce qui crée une chambre d’écho (6) (autrement dit, tu ne vois et crois uniquement ce qui va dans le même sens que tes croyances). En fait, les émotions comme la colère, la tristesse ou la frustration brouillent le message et diminuent notre capacité à analyser les informations scientifiques. Notre cerveau a tendance à simplifier les problèmes et les solutions lorsqu’il est en colère (7). Avoir conscience de cette tactique de désinformation te permettra d’éviter de te faire avoir (8). Une bonne façon de ne pas tomber dans le panneau est de prendre le temps qu’il faut avant de partager une information. Les personnes qui lisent minutieusement les informations ont un meilleur jugement lorsqu’elles sont confrontées à de fausses informations (9,10). Ressources: https://tinyurl.com/SUFBigEmotions Partagez notre tweet original ! Voir notre post Instagram original !
  • Si partager une publication nécessitait une page de chargement…

    As-tu déjà remarqué que les écrans de chargement dans les jeux vidéo offrent souvent des astuces ? C’est pour te faire patienter mais également pour t’aider à mieux jouer.

    Et si ton cerveau faisait la même chose pour t’aider à naviguer sur internet et les réseaux sociaux ?

    Garde ces astuces en tête. En voici quelques autres comme récompense pour avoir débuté la mission “Lire la légende”:

    • La personne qui présente l’information possède-t-elle l’expertise appropriée pour parler de ce sujet ?
    • Qu’est-ce que la plupart des scientifiques dans ce domaine s’entendent à dire sur le sujet ?
    • S’il y a une source, dit-elle vraiment ce qui a été conclu par l’article?
    • Où se trouve la source dans la hiérarchie des preuves ?

    Et toi ? Quelles questions te poses-tu quand tu te retrouves face à de l’information potentiellement douteuse sur internet ?

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  • Pourquoi notre cerveau aime-t-il autant les anecdotes ?

    Tout le monde aime les bonnes histoires, pas vrai ?

    Les anecdotes peuvent aider à transmettre des informations d’une manière facile à comprendre et à mémoriser (4,5). Mais il arrive que notre cerveau s’accroche à ces histoires simples et crée des émotions, au détriment de preuves plus solides (1,3,5). Cela peut conduire à des décisions hâtives et qui peuvent être problématiques (3) !

    Lis la suite pour savoir pourquoi nous aimons tant les anecdotes et pourquoi cela peut poser problème. Si tu es plus convaincu·e par une anecdote que par une statistique, essaie de prendre un peu de recul et examine toutes les preuves avant de faire ton choix !


    Ressources: https://tinyurl.com/SUFAnecdotalEvidence

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  • Tactique de désinformation : Le picorage

    As-tu déjà entendu : « On ne peut pas se fier à la météo! Hier il était supposé pleuvoir et il a fait gros soleil finalement. » ?

    S’il est vrai que les météorologues se trompent parfois, une prévision à 5 jours prédit le temps avec précision dans 90% des cas (1-3). Se concentrer uniquement sur ces ratés en ignorant toutes les prévisions exactes est un exemple de picorage (cherry-picking en anglais).

    C’est pareil pour la science. Quand les scientifiques parviennent à un consensus, cela signifie qu’une grande majorité d’expert·e·s dans un domaine donné sont d’accord sur la base d’un grand nombre de preuves (4). Par exemple, plus de 97% des climatologues s’accordent à dire que le changement climatique est réel et qu’il est dû aux activités humaines (5-8). Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’études contradictoires – il y en a souvent (9). Mais le fait de ne retenir que les études qui soutiennent ton point de vue tout en ignorant l’ensemble des preuves est trompeur.

    On parle de picorage quand des personnes sélectionnent, intentionnellement ou non, des données qui correspondent à leur discours tout en ignorant toutes les données qui pourraient le contredire. Cette tactique de désinformation est souvent utilisée par les personnes ayant une opinion controversée (9,10). En ne présentant que les études qui correspondent le mieux à leur point de vue, elles donnent l’impression que leur idée est en fait conforme au consensus scientifique (10). D’autres refusent ou discréditent tous les travaux qui vont à l’encontre de leurs convictions, mais acceptent le même processus scientifique lorsque les résultats vont dans le sens de leur idéologie (11).

    Notre cerveau sélectionne souvent des informations qui correspondent déjà à nos croyances. Ça, c’est le biais de confirmation (10-12). Sois conscient·e de tes propres préjugés, prends le temps de te faire une opinion et demande-toi si d’autres preuves pourraient être disponibles (10).

    En reconnaissant nos préjugés, nous pouvons éviter le piège de la sélection ! Dis-nous dans les commentaires si tu souhaites voir d’autres articles sur les préjugés humains!


    Ressources: https://tinyurl.com/SUFCherryPicking

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  • Que dirait Clippy ?

    Cette semaine, on s’est sentis nostalgique et nous avons voulu faire revivre Clippy, mais avec un petit quelque chose en plus !

    On s’est demandé ce que dirait Clippy s’il était programmé pour donner des coups de pouce et aider les personnes mal informées.

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  • On répond à vos questions : avril 2024

    On adore lire vos questions et encourager la curiosité. Il faut toujours fouiller plus en profondeur !

    Quand tu nous poses une question, on prend le temps de faire des recherches et de consulter un·e spécialiste au besoin !

    À propos de la respiration, que ce soit par la bouche ou par le nez, on trouve beaucoup d’affirmations à ce sujet. Nous ne couvrons pas toutes les nuances nécessaires dans cette publication, mais laisse-nous savoir dans les commentaires si tu voudrais en apprendre plus et on pourrait en discuter davantage dans une publication future. Dans tous les cas, on te conseille d’y aller doucement et progressivement, si tu souhaites changer la façon dont tu respires.

    Nous avons également reçu une question insolite qui ne relève pas de notre expertise habituelle, mais qui nous a fait rire et nous a permis d’apprendre quelque chose de nouveau, c’est pourquoi nous l’incluons ici en tant que question bonus :

    “Est-ce que le cerveau d’un requin a la même forme qu’un utérus ?”

    Oui, ils ont tendance à être longs et minces. Ils peuvent avoir l’air d’une bougie d’allumage ou d’un utérus à cause des bulbes olfactifs qui s’étendent de chaque bord (17,18).

     

    Ressources: https://tinyurl.com/SUFApril2024

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  • TikTok vous avez parlé de mewing ?

    As-tu déjà entendu parler de mewing, une pratique qui renforcerait ta mâchoire et permettrait d’améliorer l’apparence de ton visage ?

    Cette tendance est devenue très populaire sur les médias sociaux, mais ça ne veut pas dire que ça marche !

    On fait le point sur le sujet !


    Ressources: https://tinyurl.com/SUFMewing

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  • La hiérarchie des preuves

    Savais-tu que toutes les preuves scientifiques n’ont pas le même poids ?

    Plus l’étude est influencée par les expert·e·s, plus le risque de biais est élevé.


    On te présente ici la pyramide hiérarchique des preuves.

     

    Ressources: https://tinyurl.com/SUFHierarchyEvidence

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  • Pourquoi les internets ont perdu la tête face à la disparition de SAR la Princesse Catherine

    Après que les internets se soient enflammés sur des théories de conspiration à propos de Son Altesse Royale Catherine (ou Kate Middleton), princesse de Galles, qui s’est retirée de ses fonctions publiques pendant quelques mois, la famille royale vient de publier une déclaration à propos de son état de santé.

    Cela ne nous regarde pas. Mais alors pourquoi les internets étaient-ils si obsédé par le #KateGate ?

    Découvre quelques-unes des principales raisons pour lesquelles l’absence de la princesse Catherine a captivé certains esprits conspirateurs

     

    Ressources: https://tinyurl.com/SUFPrincessKate

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  • Les pourcentages peuvent être trompeurs

    As-tu déjà remarqué l’utilisation de pourcentages dans des publicités de produits de santé ? Ce sont des outils utiles pour exprimer la variation entre deux nombres, mais sans contexte, ils sont dénués de sens et peuvent être trompeurs.

    Assure-toi d’avoir une vue d’ensemble !

    Ressources: https://tinyurl.com/SUFMisleadingPercentage

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  • Sois attentif·ve au récit du héros persécuté.

    Sois attentif·ve au récit du héros persécuté.

    Cette tactique vise à faire paraître le·la héros·ïne comme plus digne de confiance que les autorités et les médias grand public. Ce récit fonctionne comme suit (1,2) :

    1. Iel prétend que le monde est contrôlé par des élites biaisées et corrompues et qu’iel est censuré et persécuté pour avoir dit la vérité.
    2. Iel « dénonce » cette corruption en sélectionnant les informations et en utilisant des preuves anecdotiques pour paraître plus crédible.
    3. Iel se présente comme le héros qui révèle courageusement les vérités cachées, laissant entendre que ceux qui font confiance aux autorités institutionnelles ne sont que des « moutons » qui suivent aveuglément.
    4. Rassemble ses partisans au nom de la liberté et de la justice.

    En se faisant passer pour le héros censuré qui risque tout au nom de la vérité, de la justice et de la liberté, iel crée un ennemi commun (par exemple les grands médias) et construit une communauté d’adeptes prêt·e·s à défendre le même objectif (1,3). Iel tirent également profit de la diffusion de fausses informations (2,4).

    Ressources: https://tinyurl.com/SUFPersecutedHero

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