T’es-tu déjà demandé si les termes « condition », « syndrome », « maladie », « affection » et « trouble » étaient utilisés pour décrire des choses différentes ou s’ils étaient tous synonymes ?
Nous étions nous même curieux·ses. Voici ce que nous avons trouvé
T’es-tu déjà demandé si "condition", "syndrome", "maladie", "affection" et "trouble" étaient utilisés pour décrire des choses différentes ou s'ils étaient tous synonymes ?
Lève la main si tu as besoin de bonnes nouvelles. ️
Une étude récente englobant 16 pays et 6 continents a examiné l’efficacité de différentes interventions pour lutter contre la diffusion de fausses informations (1). L’étude a révélé que :
Inciter les gens à tenir compte de l’exactitude des informations réduit la probabilité qu’iels diffusent des informations erronées sur les réseaux sociaux.
De simples conseils sur comment repérer les fausses informations peuvent freiner leur propagation (2).
Cette étude s’ajoute à un ensemble croissant de données mettant en évidence l’impact des interventions contre la désinformation (3,4,5).
Comment peux-tu aider ? La prochaine fois que tu tomberas sur un titre sensationnaliste, sans nuances ou qui semble trop beau pour être vrai, poses-toi la question suivante : « Est-ce que c’est exact ?”. Si ça te semble louche, considère aussi les points suivants :
Enquête sur la source. ️ L’article a-t-il été rédigé par une source dont la réputation t’inspire confiance ? Si l’article provient d’une organisation que tu ne connais pas, jette un œil à la section « À propos de nous » pour en savoir plus.
Vérifie les dates. Les fausses nouvelles peuvent faire référence à des documents obsolètes ou à des chronologies qui n’ont pas de sens.
Consulte d’autres sources. D’autres sources vérifient-elles indépendamment le même rapport ou renvoient-elles toutes au même article ?
Est-ce que c’est une blague ? Même les meilleur.es d’entre nous sont déjà tombés dans le panneau d’un poisson d’avril bien orchestré. Vérifie que ce que tu lis n’est pas une parodie.
Tu as encore des doutes ? Si tu n’es pas sûr·e à 100 % que c’est vrai, ne le partage pas. ♀️
Si tu es ici, merci de participer à cette initiative – nous sommes plus forts lorsque nous luttons ensemble contre la désinformation.
Bonne nouvelle ! Le combat contre la désinformation est efficace !
Inciter les gens à tenir compte de l'exactitude des informations ou fournir des conseils pour repérer les fausses informations permet de freiner leur propagation.#LaSciencedAbord 1/2 pic.twitter.com/UnZVhidNlk
La désinformation est omniprésente en ligne et certaines personnes en font un commerce très rentable.
Les désinformateur·ice·s utilisent les réseaux sociaux pour rediriger leurs abonné·e·s vers leur propre site internet où iels proposent divers produits ou abonnements.
La désinformation n’est pas le travail d’une seule personne, bien au contraire. Les désinformateur·ice·s collaborent ensemble et font la promotion du travail des uns et des autres, tout cela pour étendre leur portée et gagner plus d’argent.
La désinformation est un réseau bien organisé et s’y laisser prendre ne signifie rien quant à votre intelligence. Il faut beaucoup de temps, d’énergie et d’expertise pour voir la vérité à travers ce réseau complexe. Et soyons honnête, nous n’avons pas toujours beaucoup de temps et d’énergie. C’est pourquoi il est si important de t’arrêter et de te demander « Est-ce vrai ? » avant de partager quoi que ce soit en ligne.
Regarde les rapports du Center for Countering Digital Hate sur CounterHate.com ou sur Instagram à @counterhate pour en savoir plus sur la douzaine de désinformateur·ice.
Nous avons été choqués en regardant ces chiffres ! Et toi, savais-tu que les désinformateur·ice·s gagnaient autant d’argent en partageant de la désinformation ? Dis-le nous dans les commentaires
Qu’est-ce qu’une rétractation et pourquoi est-elle importante ?
On parle de rétractation d’un article de revue lorsqu’un article est retiré après avoir été publié (1,2,3). Un article peut être rétracté pour de multiples raisons, telles qu’une erreur honnête, une faute de recherche (c’est-à-dire une falsification ou une fabrication), un plagiat, etc. (1,4).
Les rétractations sont importantes pour préserver la transparence et l’intégrité scientifiques et pour garantir la rigueur scientifique (4,5,6). LaSciencedAbord n’est peut-être pas une revue académique, mais nous croyons fermement en ces valeurs.
Grâce aux commentaires de notre communauté, nous avons appris que les informations présentées dans notre publication sur le placebo pouvaient ne pas refléter la littérature actuelle, manquer de nuances et être mal interprétées. Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de retirer notre article sur l’effet placebo.
Les erreurs honnêtes sont la principale raison pour laquelle les articles sont rétractés (4). Cette publication, comme toutes les autres, est passée par les mêmes étapes : recherche, rédaction, révision et validation par un.e expert.e (7). Mais cela ne signifie pas que nous sommes parfait·e·s.
Merci à ceux et celles qui nous ont fait part de leurs commentaires. Grâce à vous, nous pouvons continuer à faire passer #LaSciencedAbord !
Vous craignez qu’un·e ami·e soit pris·e dans un réseau de théories du complot ?
Tout d’abord, c’est réellement difficile et nous sommes de tout coeur avec toi .
La bonne nouvelle, c’est que les gens changent d’avis tous les jours. Décortiquons l’attrait des théories du complot et comment offrir aux personnes qui vous sont chères une porte de sortie.
Nous faisons confiance à ces sources pour nous aider à démystifier les informations que nous découvrons et avec lesquelles nous interagissons en ligne.
Les désinformateur·rice·s utilisent toute une série de tactiques pour tromper et déformer la réalité.
Ils sélectionnent les données ou les preuves scientifiques qui correspondent à leur agenda, mais critiquent ou ignorent tous les autres faits. Iels s’attaquent à la science ou à l’expert·e plutôt qu’aux arguments.
De nombreuses tactiques sont utilisées pour diffuser la désinformation. La plupart de ces tactiques sont utilisées pour te faire croire à de fausses informations ou pour détourner ton attention vers quelque chose qui n’a rien à voir avec le véritable problème.
Nous allons ici examiner en profondeur trois affirmations trompeuses faites récemment par des désinformateur·rice·s et rappeler ce qu’iels ont « oublié » de te dire en le faisant.
Lorsque l’on s’intéresse à la science, il est important d’avoir une vue d’ensemble. Partage ce post avec tes ami·e·s et ta famille afin de t’assurer qu’iels connaissent toute l’histoire.
La facture de la désinformation sur la pandémie au Canada est sortie et elle est salée.
Le mois dernier, le Conseil des académies canadiennes (CAC)* a publié son rapport sur les conséquences socio-économiques de la mésinformation en science et en santé au Canada (1,2,3).
Voici leurs conclusions
Au Canada, plus de 2,35 millions de personnes supplémentaires auraient pu être vaccinées si elles n’avaient pas minimisé la gravité de la pandémie ou cru à un canular à cause de la désinformation.
Si elles avaient été vaccinées à la fin de novembre 2021, nous aurions pu éviter (1,2) :
198 000 cas de COVID
13 000 hospitalisations
3 500 visites aux soins intensifs
2 800 décès
On estime que ces hospitalisations et visites aux soins intensifs nous auraient coûté pas moins de 299 millions de dollars. La désinformation sur les vaccins a exercé une pression énorme sur notre système de santé, a contribué à l’apparition de nouveaux variants et a ralenti notre reprise économique (1,4). Ça semble beaucoup, mais les chiffres réels devraient être beaucoup plus élevés. Ce rapport n’a examiné les effets de la désinformation que de mars à novembre 2021 (1,3).
Nous devons vite apprendre à reconnaître la désinformation. En apprenant les tactiques des personnes qui partagent de la désinformation, tu crées des anticorps “mentaux” et bâtis une résistance contre celle-ci. Tu peux en apprendre plus sur ces tactiques sur notre site internet (5).
Lorsque tu voies une fausse information en ligne, fais-en une capture d’écran et partage-la avec ton entourage. Ne partage jamais la désinformation directement, car ça peut augmenter sa portée dans l’algorithme. Partage plutôt de l’information vérifiée provenant de sources fiables et crédibles!
*La CAC est une organisation à but non lucratif qui fournit au public des rapports indépendants et scientifiques. Ce rapport a été réalisé et rédigé par un groupe de 13 spécialistes indépendants du Canada et a été examiné par des pairs avant d’être publié (1,6).
Le mois dernier, le CAC (@cca_reports) a publié son rapport sur les conséquences socioéconomiques de la mésinformation en science et en santé au Canada.
Oui, on sait ! On utilise des cuisinières à gaz depuis des années, mais cela ne signifie pas qu’elles sont sûres – il est temps de changer nos habitudes !
Il a été prouvé que les cuisinières à gaz émettent des polluants dans ta maison, même lorsque tu ne cuisines pas (1). Certains de ces produits chimiques sont des irritants pulmonaires connus, des agents cancérigènes et de très puissants gaz à effet de serre (1,4,11).
La meilleure façon d’éviter ces effets néfastes pour ta santé et pour la planète est de remplacer ta cuisinière à gaz par une cuisinière électrique (1). Mais nous savons que ce n’est pas toujours possible, alors continue à lire pour apprendre d’autres façons de réduire leurs impacts.
Si tu as une cuisinière à gaz chez toi, il est très important que tu aies également un détecteur de monoxyde de carbone (CO) pour éviter tout risque d’intoxication au CO (12).
L’exposition à la pollution provenant de ta cuisinière à gaz n’est peut-être pas aussi importante que les autres sources de pollution auxquelles tu peux être exposé·e quotidiennement, mais c’est une source qui peut certainement être évitée (5).
Il a été prouvé que les cuisinières à gaz émettent des polluants dans ta maison, même lorsque tu ne cuisines pas. Certains de ces produits chimiques sont des irritants pulmonaires connus, des agents cancérigènes et des gaz à effet de serre.#LaSciencedAbord 1/3 pic.twitter.com/lMJMIH17Ru
Mettons que… Ton oncle t’envoie des allégations de santé qui prouveraient la véracité d’une récente théorie complotiste. Le texte est rempli de jargon et est en dehors de ton expertise, mais quelque chose semble louche !
Il n’est pas toujours facile de vérifier si une allégation est vraie ou non, surtout si tu n’as pas les compétences scientifiques ou techniques dans le domaine en question. Par contre, tu n’as pas besoin d’être spécialiste toi-même pour repérer la désinformation.
Face à des déclarations douteuses, tu peux te poser quelques questions :
La personne faisant la déclaration possède-t-elle l’expertise pertinente ?
La déclaration provient-elle d’une source fiable ou d’une revue évaluée par les pairs ?
La déclaration correspond-elle à ce qui est conclu dans la référence ? Ce n’est pas toujours le cas.
La personne faisant la déclaration use-t-elle de techniques de manipulations comme du langage émotionnel, la pensée binaire, accuser un seul individu ou groupe entier pour un problème complexe, ou s’attaquer à un individu plutôt qu’à son argument ?
Si tu n’as pas le temps de te poser ces questions, simplement se demander «est-ce juste» nous rend moins vulnérables à la désinformation et de la propager (1).
Mettons que… Ton oncle t'envoie des allégations qui supportent une théorie complotiste. Le texte est rempli de jargon et sort de ton expertise, mais quelque chose semble louche!
Croire à une fausse information n’est PAS un reflet de l’intelligence d’une personne. Les auteur·rice·s de fausses informations ont recours à des tactiques qui peuvent te prendre au dépourvu.
Généralement, les gens ne veulent pas partager d’informations inexactes. Dans une étude, 80 % des personnes interrogées ont estimé qu’il était très important de ne partager que du contenu exact en ligne (1). Des recherches ont montré que les gens sont plus susceptibles de tomber dans le panneau des fausses nouvelles lorsqu’iels se fient à leurs émotions (2).
Il s’avère que les personnes de TOUS âges, partout dans le monde, sont vulnérables aux fausses informations. Alors que les adultes de plus de 65 ans sont plus susceptibles de partager des fausses nouvelles sur Facebook (3), les théories du complot sont relayées par les adolescent·e·s sur TikTok (4). Une enquête récente menée auprès de plus de 20 000 Américain·e·s a révélé que plus tu es jeune, plus tu es susceptible de croire à de fausses affirmations sur la COVID-19 (5).
La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des choses que tu peux faire pour être moins vulnérable.
Toujours lire au-delà du titre
Vérifie la source. Est-elle digne de confiance ? ️
Comprends les tactiques des désinformateur·rice·s. Si tu connais les astuces, tu es moins susceptible de tomber dans le panneau. Nous en décortiquons un paquet sur notre site web !
Croire à une fausse information n'est PAS un reflet de l'intelligence d'une personne. Les auteur·rice·s de fausses informations ont recours à des tactiques qui peuvent te prendre au dépourvu.#LaSciencedAbord 1/3 pic.twitter.com/oxkCLjROHe
Connais-tu les DeepFakes (ou Hypertrucage en bon français) ? Les DeepFakes sont des vidéos manipulées, ou d’autres représentations numériques, réalisées par une intelligence artificielle.
L’objectif est de créer de fausses images et de faux sons qui semblent réels. Les désinformateur·rice·s peuvent utiliser cette technologie pour créer du contenu qui soutient leurs idées.
Ils peuvent être drôles et divertissants, mais à mesure que la technologie s’améliore, le public doit être plus attentif à ce qu’ils voit à l’écran.
Les DeepFakes s’améliorent sans cesse, mais en se concentrant sur les faiblesses du logiciel, il est plus facile de repérer ce qui n’est pas réel.
Regarde notre vidéo pour obtenir des conseils sur la façon de les repérer par toi-même
Connais-tu les DeepFakes (ou Hypertrucage)? Leur but est de créer de fausses images/sons qui paraissent réels. En se concentrant sur les faiblesses du logiciel, il est plus facile de repérer ce qui n'est pas réel. Comment les repérer facilement ? #LaSciencedAbord 1/3 pic.twitter.com/SYjV0GmIXS
En sciences, comme dans d’autres domaines, il est important d’avoir une vue d’ensemble.
Si des informations manquent ou sont sorties de leur contexte, tu risques de ne pas en tirer les bonnes conclusions. Comme la COP27 a lieu actuellement, nous avons pensé qu’il serait pertinent de te montrer comment les désinformateur·rice·s utilisent cette tactique pour nier le changement climatique.
Les désinformateur·rice·s n’incluent qu’une partie des données, négligeant le fait que les données climatiques doivent être interprétées sur un cycle minimum de 30 ans. L’autre astuce qu’iels utilisent est de commencer le graphique par une année exceptionnellement chaude (sans le dire, évidemment !) et de le terminer par une année plus froide. Cela augmente les chances d’observer une diminution de la température de surface globale.
Les données sur la température moyenne de l’air à la surface du globe sont comme les pixels d’une image: plus il y a de pixels, meilleure est l’image. De même, plus il y a de données, plus la tendance sera évidente. La ligne de régression locale (ou LOWESS pour LOcally WEighted Scatter plot Smooth) est utilisée pour montrer une tendance avec des données qui présentent du bruit ou de la variation naturelle comme les données climatiques (12,13). Cette ligne de régression (en gris) n’apparaît que dans les 2 derniers graphiques, étant donné qu’un nombre d’échantillons suffisant est nécessaire pour estimer une régression locale (14). Ici, la tendance montre une nette augmentation de la température de l’air à la surface du globe depuis 1880.
Un grand merci à la Dre. Sarah Treit de @figures.first pour avoir collaboré avec nous sur ce post! Reste à l’affût: nous démêlerons ensemble d’autres façons dont les données peuvent être faussement présentées!
Et toi, avais-tu vu que quelque chose clochait avec ce graphique? Dis-le nous dans les commentaires! Assure-toi d’avoir une vue d’ensemble quand tu regardes des données.
*La NASA désigne l’anomalie de température comme la différence de température de cette année-là par rapport à la température moyenne de 1951 à 1980(15,16).
Repérer les fausses informations en ligne n’est pas toujours facile, mais la plupart du temps, tu peux repérer des « red flags » .
Un seul « red flag » ne veut pas automatiquement dire que l’information est erronée, mais c’est un signe que tu devrais investiguer davantage avant de la partager. Plus il y a de « red flags », plus tu devrais te méfier.
Tu devrais investiguer davantage ce qui t’es présenté si :
Aucune source n’est présentée ou bien celles qui sont citées n’appuient pas les allégations qui sont faites
Du langage émotionnel est utilisé
Un seul côté de l’histoire est présenté
L’idée présentée va à l’encontre du consensus général sans être appuyée par des preuves
D’autres éléments que tu devrais surveiller :
Jette un œil à la section « À propos de nous » des sites internet pour savoir quel est l’objectif de l’organisation et si elle collabore ou non avec des expert·e·s (4).
Lis toujours au-delà des grands titres pour avoir une vue d’ensemble. Les désinformateur·ice·s utilisent souvent des titres « clickbait » (1).
Regarde la date de publication de l’information qui est citée. Les désinformateur·ice·s vont utiliser de l’information qui n’est plus à jour avec notre compréhension actuelle du sujet (11).
N’oublie pas d’évaluer tes propres préjugés. Parfois, ce en quoi nous croyons peut faire obstacle à notre jugement (2). Il est tout à fait possible et acceptable de changer d’avis.
Repérer les fausses informations en ligne n’est pas toujours facile, mais la plupart du temps, tu peux repérer des « red flags » #LaSciencedAbord 1/5 pic.twitter.com/jBNZt4Oj7O